ExoMars : voyage dans le passé lointain de Mars

Le Trace Gas Orbiter d'ExoMars

Lancement :
Arrivée :

État de la mission : en cours

Le rover d'ExoMars

Fenêtre de lancement : d' à
État de la mission : préparatifs de lancement

Le programme ExoMars (en anglais seulement) de l'ESA est une mission d'exploration de Mars en deux parties réalisée en collaboration avec Roscosmos, l'agence spatiale russe.

Objectifs

Le principal objectif scientifique du programme ExoMars est d'établir s'il y a déjà eu de la vie sur Mars. Les deux missions d'ExoMars, celle de et celle de , visent aussi à démontrer des capacités essentielles en vue de futures missions sur la planète rouge :

C'est connu, atterrir sur Mars est très difficile. À preuve, environ la moitié seulement des tentatives d'atterrissage sur Mars ont été réussies. En , l'atterrisseur Schiaparelli s'est écrasé au sol. L'examen des données sur l'anomalie ont permis de tirer des leçons qui seront prises en compte dans les futures missions.

À cause de la faible densité de l'atmosphère de Mars, la séquence de rentrée atmosphérique, de descente et d'atterrissage est rapide et doit être très précise. Quand le module de descente d'ExoMars pénétrera l'atmosphère de Mars, il filera à la vitesse d'environ 20 000 km/h. Son bouclier thermique et son parachute le ralentiront. Des rétrofusées s'allumeront pour faire atterrir le rover en douceur.

La mission ExoMars atterrira dans la région d'Oxia Planum de Mars, dont on voit une partie dans cette image captée par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Cette zone argileuse a été choisie principalement en raison de sa valeur scientifique. D'après les chercheurs, l'activité volcanique a recouvert d'anciens sédiments aquatiques, ce qui a peut-être préservé des indices de vie antérieure. (Source : NASA/JPL/Université de l'Arizona.)

Rôle du Canada dans la mission

Grâce à l'accord de coopération conclu entre le Canada et l'ESA, des entreprises canadiennes ont pu soumissionner pour des contrats dans le cadre des missions ExoMars.

Le Trace Gas Orbiter d'ExoMars

Le TGO d'ExoMars cherche des traces de méthane et d'autres gaz qui pourraient être le signe de processus biologiques ou géologiques actifs sur Mars. Le TGO servira aussi de relai de communication pour le rover et la plateforme d'atterrissage et de recherche scientifique qui seront lancés en . (Source : ESA/D. Ducros.)

L'Agence spatiale canadienne finance les travaux de deux scientifiques canadiens qui participent à la mission du TGO d'ExoMars .

Ensemble, les missions ExoMars  et ExoMars  permettront aux scientifiques de mieux comprendre l'atmosphère martienne. Par ailleurs, elles fourniront des indices pour déterminer s'il y a déjà eu de la vie sur Mars et aideront à tester des technologies en vue d'une future mission de retour d'échantillons martiens.

Pourquoi étudie-t-on le méthane présent dans l'atmosphère de Mars?

Établir la composition de l'atmosphère de Mars est essentielle à la recherche de la vie sur cette planète. Sur Terre, le méthane peut provenir de processus géologiques, comme les volcans, ou de processus biologiques, c'est-à-dire émis par des organismes vivants.

Dans l'atmosphère ténue de Mars, le méthane se décompose facilement à cause des rayons ultraviolets du Soleil. Grâce à des sondes comme le TGO, des chercheurs mesurent les concentrations de méthane et d'autres gaz à l'état de traces. Ils examinent de près le cycle de formation et de décomposition du méthane dans l'atmosphère de Mars. Ces mesures précises aideront à localiser la source du méthane et, en définitive, à faire la lumière sur la possibilité de la présence récente d'une vie microscopique sur Mars.

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